dimanche 23 novembre 2025

Ambiance "Silent Hill" au Jardin : Quand l'Exotisme Rencontre le Givre (21-22 Novembre)

 L'hiver a frappé à la porte un peu plus tôt que prévu cette année.

Si vous suivez l'évolution du jardin, vous savez que j'aime le contraste. Mais ce week-end des 21 et 22 novembre 2025, la nature nous a offert un spectacle d'une intensité rare. En l'espace de 48 heures, nous sommes passés d'un automne tardif à une scène digne d'un film.






21 Novembre : La surprise blanche

Tout a commencé le 21 avec les premières chutes de neige. Voir des flocons se poser sur les palmes des Trachycarpus et les larges feuilles des Musa basjoo (bananiers) est toujours un moment particulier pour un amateur de plantes exotiques. C'est le test de résistance, le moment où le jardin tropical affronte la réalité du climat.






22 Novembre : Réveil à Silent Hill

Mais le véritable spectacle a eu lieu le lendemain, le 22 novembre. Au réveil, le jardin avait disparu. Un brouillard épais, couper au couteau, avait tout envahi.

L'ambiance était irréelle, presque fantomatique. J'avais l'impression d'avoir été transporté dans le jeu Silent Hill. Le silence était total, seulement brisé par le froissement des feuilles.


Ce que je trouve fascinant, c'est la silhouette des plantes dans ce temps.

  • Les Bananiers : Avec leurs feuilles fatiguées par la saison et le froid, ils prennent des allures de géants déchus ou de sculptures modernes. Le brouillard accentue leur côté dramatique.

  • Les Yuccas et Palmiers : Ils restent stoïques, leurs formes géométriques perçant la brume, apportant une structure verte indispensable quand tout le reste devient gris.





























vendredi 7 novembre 2025

06 novembre 2025 : Nous sommes automne, pas de doute

L'automne est souvent perçu comme la saison de la dormance. Pourtant, en me promenant dans mon jardin ces jours-ci, je suis frappé par une tout autre réalité. L'automne, ici, est un spectacle de contrastes saisissants, et ce mois d'octobre 2025 n'y est pas étranger.

La première chose qui saute aux yeux, c'est bien sûr ce tapis. Un tapis épais, croustillant, d'un jaune et d'un or magnifiques, qui recouvre les allées et la pelouse. Les feuilles mortes, symbole par excellence de la saison, sont partout. Elles créent une atmosphère douce et feutrée, un chemin de ronde que l'on a presque peur de déranger en marchant.


Mais là où la magie opère vraiment, c'est dans la rencontre de ce tapis doré avec la vie qui persiste avec exubérance.

Le contraste est incroyable. Au lieu d'un paysage dénudé, les structures de mon "jardin jungle" sont toujours bien présentes. Les larges feuilles des bananiers, encore d'un vert franc, se déploient comme si l'été jouait les prolongations. Les palmiers, avec leurs frondes graphiques, se dressent fièrement, leurs silhouettes exotiques se détachant sur le ciel d'automne. On peut voir sur les photos comment leurs feuilles en éventail attrapent la lumière et quelques feuilles jaunes venues s'y poser.


Plus loin, les bambous noirs créent une verticalité élégante, leur feuillage fin frémissant dans le vent, tandis que les grandes feuilles découpées, peut-être celles d'un Fatsia, ajoutent une touche de vert profond et brillant.

C'est ce dialogue entre le caduc et le persistant qui rend le jardin si spécial en ce moment. Les feuilles mortes au sol ne font pas qu'annoncer l'hiver ; elles servent d'écrin aux plantes qui restent vertes. Le jaune du sol fait ressortir le vert de la végétation. C'est une cohabitation de deux saisons en un seul tableau : la nostalgie de l'été qui s'attarde et la beauté incontestable de l'automne qui s'installe.


Se promener dans le jardin, c'est naviguer entre ces deux mondes. Chaque pas qui fait craquer les feuilles mortes est un rappel de la saison, mais lever les yeux, c'est être enveloppé par une luxuriance qui défie le calendrier. C'est la preuve qu'un jardin peut être spectaculaire à chaque instant de l'année, et que l'automne, loin d'être triste, est peut-être sa saison la plus riche en contrastes et en poésie







mercredi 22 octobre 2025

18 Octobre 2025 - Les couleurs d'automne s'installent au jardin


L'air frais du matin et la lumière rasante ne trompent pas : l'automne a bel et bien posé son empreinte sur le jardin. En ce 18 octobre 2025, notre havre de verdure se transforme, offrant un spectacle de textures et de couleurs qui rivalisent avec la luxuriance estivale. C'est une saison de transition, où le dynamisme de la croissance cède la place à une douce mélancolie, mais aussi à une nouvelle forme de beauté.

Tetrapanax papyriferTrachycarpus fortuneiPhormium

Notre jardin, avec son esprit "jungle", ne déroge pas à la règle. Le majestueux Sumac de Virginie (Rhus typhina), que nous chérissons tant, est la star incontestée du moment. Ses feuilles composées, déjà aperçues sur le figuier et dans la rocaille, se sont embrasées dans un festival de jaune, d'orange flamboyant et de rouge profond. Ses drupes veloutées, d'un brun-rouge caractéristique, se dressent fièrement, ajoutant une touche graphique et chaleureuse qui contraste merveilleusement avec le ciel souvent gris.




Bananiers du Japon (Musa basjoo), Glycine (Wisteria)


Les grands Bananiers du Japon (Musa basjoo) maintiennent encore leur prestance exotique, leurs larges feuilles vertes déchirées par le vent racontant les journées estivales. Mais même eux commencent à montrer les signes du repos imminent, certaines frondes jaunissant doucement, tandis que leurs stipes robustes se préparent à affronter l'hiver.

Bananiers du Japon (Musa basjoo), Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana), Arums d'Italie (Arum italicum)

Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei),Bananiers du Japon (Musa basjoo),Bambou (Phyllostachys)


Heureusement, notre "tribu" de palmiers apporte une note de verdure constante. Les imposants Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei), avec leurs troncs fibreux et leurs frondes en éventail, ancrent le paysage. Ils sont rejoints par la silhouette élégante des Cordylines australis (souvent appelées "Palmier de Torbay" à tort), dont les couronnes de feuilles fines et pointues défient la brise automnale. Ces persistants sont les gardiens du jardin, rappelant que même en période de changement, la vie végétale continue.


Dracaena de Torbay (Cordyline australis). Bambou Phyllostachys, Sumac de Virginie (Rhus typhina), Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei), Agave


Sumac de Virginie ou Sumac vinaigrier (Rhus typhina).  Bananier du Japon (Musa basjoo).  Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei), Palmier nain (Chamaerops humilis)


Même au sol, la saison se révèle. La pelouse est désormais parsemée d'un tapis de feuilles mortes – celles du figuier aux lobes distinctifs, celles du sumac aux teintes chaudes, et bien d'autres, créant un patchwork naturel sous nos pieds. C'est le signal qu'il est temps de ralentir, de profiter de ces paysages éphémères avant l'arrivée du froid plus intense.

Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei),  Palmier nain (Chamaerops humilis)

Observer les feuilles épaisses des Agaves et les rosettes des Arums d'Italie au pied des bananiers, ou le lierre s'accrochant aux rochers, c'est comprendre la résilience de la nature. Chaque plante, à sa manière, se prépare ou s'adapte, offrant une leçon silencieuse sur le cycle de la vie.


L'automne n'est pas une fin, mais une transition spectaculaire. C'est le moment idéal pour se promener dans le jardin, admirer les dernières floraisons discrètes, et surtout, savourer cette palette de couleurs avant que l'hiver n'apporte sa propre beauté, plus sobre. Chaque jour apporte une nouvelle nuance, un nouveau tableau éphémère. Profitez-en !


Les massifs de Bambou (principalement Phyllostachys), offrent une toile de fond vibrante. Leurs cannes sveltes et leur feuillage dense bruissent doucement au vent, formant un rideau de verdure qui structure l'espace et apporte une sensation d'évasion.